Mise au point sur des assertions

Réponse, concernant l'article du DNRF-GDDG sur :

« Les principes de la classe secrète de la Profession »

PETITE LEÇON DE DISCRÉTION

à l'usage de ceux qui la prêchent sans la pratiquer

 

Juillet 2026

 

Le présent article répond au texte publié par le DNRF-GDDG sous le titre « Mise au point à propos des principes de la « classe secrète » de la Profession », mis en ligne le 16 juillet 2026 à 01h55[1].

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Il faut lui rendre cette justice : le DNRF-GDDG sait manifestement de quoi il parle lorsqu'il évoque le secret. Il vient d'en offrir, par la négative, une démonstration achevée. Consacrer sept pages à rappeler que la classe secrète « ne peut pas s'exprimer publiquement », qu'elle doit demeurer « invisible, silencieuse et non ostensible »[2], et les publier aussitôt en ligne, un 16 juillet à 1h55 du matin, en accès libre, relève moins de la « mise au point » que du numéro de contorsion. On saluera la performance : il fallait un certain talent pour écrire sept pages sur le devoir de silence sans jamais s'appliquer à soi-même le silence qu'on y prêche.

Reprenons donc, point par point et avec toute la patience que mérite ce travail, ce que l’article affirme et ce que les sources, correctement lues, établissent réellement.

Jean Baylot détourné, ou l'art de citer sans lire et sans comprendre

L'article débute par une citation de Jean Baylot, convoquée pour établir qu'après le « réveil » de 1935, « les velléités habituelles à la captation des titres » auraient divisé le Régime Rectifié « en un nombre impressionnant de microstructures rivales »[3]. Voilà qui sonne comme un principe général, presque intemporel. Le problème est que ce n'en est pas un : Jean Baylot, dans le chapitre en question (« Dissidence ou Concurrence — La kyrielle des Prieurés rivaux »[4]), ne dresse pas une théorie abstraite de l'illégitimité maçonnique ; il raconte, nommément et avec une ironie mordante, l'histoire précise d'une poignée de scissions du XXe siècle : René Wibaux détachant les loges rectifiées en 1937 pour les rattacher à la Grande Loge de France avant de se proclamer lui-même, sans l'ombre d'un mandat, « Régent du Rite Rectifié » ; Pierre de Ribaucourt, personnage que Jean Baylot juge « singulier », rêvant d'un Rite Rectifié remodelé à sa convenance et d'une hypothétique caution du Grand Prieuré d'Écosse ; une tentative de nouveau Grand Prieuré, épaulée par des dissidents de la G.L.N.F., échouant devant toutes les instances internationales sollicitées[5].

Le critère que Jean Baylot applique n'a rien de mystique : c'est celui, très concret, de la reconnaissance maçonnique internationale et des « bases traditionnelles et universelles »[6], pas celui d'un silence sur l'existence même d'une structure. Le G.P.D.G. qu'il défend n'a jamais caché son nom, son siège ni ses statuts ; ce qu'il reproche aux dissidents, c'est de s'être constitués hors des voies reconnues, dans le seul but, écrit Jean Baylot, de « fréquenter les obédiences irrégulières » sans en subir les conséquences[7]. Utiliser cette page d'histoire précise pour asséner un principe général de disqualification par la visibilité, c'est faire dire à Jean Baylot très exactement le contraire de ce qu'il a écrit.

Il y a plus grave, au demeurant, que la déformation du propos : il y a l'absence pure et simple de rapport avec le sujet. Le chapitre de Jean Baylot ici convoqué ne traite, ne cite à aucun moment, et sous aucune forme, du Collège de la Profession, de la classe secrète, ou de la Grande Profession : il traite de rivalités d'obédiences et de reconnaissance maçonnique entre Grands Prieurés concurrents, matière entièrement étrangère à celle qu'aborde l'article du DNRF-GDDG. Convoquer Jean Baylot pour parler de la classe secrète, c'est citer un auteur qui n'en dit pas un mot sur un sujet dont son texte ne traite tout simplement pas. Ce n'est plus seulement mal lire une source ; c'est la faire parler hors de son objet.

Autre évolution, plus récente et tout aussi révélatrice : depuis qu'on lui a fait comprendre l'importance de Jean Baylot dans la chaîne de transmission du Régime Rectifié, le DNRF-GDDG ne cesse de le citer, malheureusement toujours dans le vide, faute de connaître le contenu réel de la transmission qu'il défendait. Invoquer un nom sans en posséder la substance, c'est répéter, une fois de plus, l'erreur que ce texte s'emploie à corriger depuis le début.

 

Un boomerang nommé 2012

Car le critère de Jean Baylot, correctement restitué, ne condamne pas la visibilité : il condamne l'autoproclamation hors des voies reconnues. Or c'est précisément ce dont relève le DNRF-GDDG lui-même, constitué le 15 décembre 2012 à Lyon et « auto-proclamé » depuis lors « autorité centrale » sur les trois Provinces françaises du Régime Rectifié[8], sans qu'aucun acte de reconnaissance internationale, aucune patente, aucune élection en Convent régulier ne soit jamais venu étayer cette prétention. Autoproclamation sans fond, puisqu'aucune doctrine, aucune filiation documentée, aucun acte de collation n'est jamais venu l'étayer ; autoproclamation sans forme, puisqu'aucune voie statutaire reconnue (élection, patente, Convent régulier) n'a présidé à sa naissance. L'article évoque, sans jamais se nommer lui-même, « ces velléités habituelles à la captation des titres » qui auraient produit, depuis 1935, un « nombre impressionnant de microstructures rivales »[9]. Le lecteur cherchera en vain, dans les sept pages qui suivent, la moindre allusion à cette structure-là. On comprend la pudeur : appliquée avec constance, la grille de lecture de Jean Baylot désignerait en premier lieu son propre utilisateur.

Le critère du silence, ou l'art de s'accuser soi-même

Vient ensuite le cœur de l'article : un « critère de disqualification » censé « identifier immédiatement les fausses transmissions » : le non-respect de la règle du secret. Est ainsi visé, sans être nommé, un « prétendu Collège » qui aurait le tort de se désigner « sans crainte du parodique, de « Métropolitain » », de « se constituant un site dans le monde de la virtualité numérique » et de « publiant des ouvrages en libre accès pour n'importe qui, profanes ou maçons sans distinction de grades »[10]. Un site, des publications accessibles à tous, sans distinction de grade : voilà, selon l'auteur, ce qui relève « objectivement de la catégorie invalide et du domaine apocryphe ».

Le lecteur attentif n'aura pas manqué de relire cette phrase une seconde fois, avec un site précis à l'esprit : celui du DNRF-GDDG lui-même, où l'article ici commenté est disponible en accès libre, sans mot de passe, sans filtre de grade, à quiconque souhaite le lire, profane ou maçon, à toute heure du jour ou, comme on l'a vu, de la nuit. Un article public, signé, daté, horodaté à la minute près, consacré à démontrer que toute visibilité publique disqualifie « objectivement » son auteur : il fallait oser publier ce texte-là sous ce nom-là. Si le critère vaut, il s'applique d'abord à qui l'énonce ; s'il ne vaut pas pour son auteur, il ne vaut pour personne.

Willermoz détourné : de l'aptitude du candidat à la police de la communication

Reste la pièce maîtresse de la démonstration : une phrase de Willermoz, extraite d'un « Article Secret » annexé à sa lettre du 1er septembre 1807[11], selon laquelle la septième et dernière classe « doit rester ignorée des six précédentes jusqu'à ce qu'on y appelle individuellement chacun de ceux qui sont jugés propres à y entrer »[12]. De cette phrase, l'article tire une doctrine générale d'invisibilité institutionnelle absolue. 

C'est là que le procédé se referme sur lui-même : car cette même lettre du 1er septembre 1807, adressée à Claude-François Achard, Vénérable Maître de la Triple Union[13], dont l'article ne cite qu'un fragment, ne traite pas un instant de la communication publique de l'Ordre. Elle traite, en quatre longs paragraphes que l'article prend soin de ne jamais mentionner, de la disposition personnelle des Chevaliers eux-mêmes : Willermoz y explique que l'initiation est « inutile » aux hommes simples et croyants « de cette foi implicite que l'on nomme vulgairement la foi du charbonnier », « dangereuse » pour les esprits « ultramontains » enclins à l'intolérance, « utile » à ceux qui croient « faiblement » et cherchent à affermir leur foi, et « nécessaire et très nécessaire » à cette classe « d'hommes de bonne foi, bien plus nombreuse qu'on ne pense », qui peinent à concevoir certains points de doctrine sans un enseignement approfondi[14].

Autrement dit : ce que Willermoz demande de garder « ignoré », ce n'est pas l'existence du Collège, ni son nom, ni ses publications savantes, ni même le fait qu'il tienne des assemblées : c'est l'identité des Chevaliers individuellement appelés, une discrétion tournée vers l'intérieur de l'Ordre, au bénéfice des candidats eux-mêmes, et non une consigne de mutisme opposable à l'historien ou au chercheur. Willermoz, du reste, n'a pas attendu le DNRF-GDDG pour savoir écrire : il a correspondu toute sa vie, en abondance, avec les provinces, les chapitres, les préfectures, laissant précisément cette masse d'archives (lettres, statuts, tableaux) sans laquelle aucun des deux camps de cette opposition fraternelle, DNRF-GDDG compris, n'aurait la moindre pièce à citer. Invoquer Willermoz pour justifier le silence total, c'est oublier qu'on ne le connaît que parce qu'il n'a, lui, jamais pratiqué ce silence-là.

Le même sort est réservé à la lettre de mai 1812 à Frédéric-Rodolphe Salzmann[15], dans laquelle Willermoz reproche à son correspondant d'avoir révélé à Joseph-Antoine Pont l'identité de l'auteur des instructions secrètes. Le grief est réel, mais son objet est précis : il s'agit de l'anonymat du rédacteur des textes, non de l'existence du Collège ni de la validité de ses publications. Confondre le secret de la plume et le secret de l'institution, c'est superposer deux discrétions de nature différente pour en tirer une conclusion qu'aucune des deux, prise séparément, ne permet d'établir.

Une police sans texte ni juge

Car c'est bien de cela qu'il s'agit : non d'une discrétion recommandée aux âmes, mais d'un véritable code de police appliqué à la communication elle-même. L'article énumère ses interdits comme un règlement : ne pas avoir de site, ne pas publier d'ouvrages, ne pas mettre en ligne d'articles, ne pas « apparaître ostensiblement »[16]. Chaque manquement entraîne, sans instruction ni contradictoire, le même verdict sans appel : la catégorie « invalide », le domaine « apocryphe »[17]. Or aucun des textes que l'article cite lui-même, ni la lettre de 1807, ni celle de 1812, ni même l'Article 5 des Statuts[18], n'énonce un tel régime. Ces textes parlent de la conscience du Chevalier, de sa préparation intérieure, de l'indiscrétion individuelle jugée par ses pairs après examen. Jamais d'une police de la visibilité institutionnelle, jamais d'un délit de site internet ou de catalogue édité. Cette police-là, le DNRF-GDDG l'a inventée ; il ne l'a trouvée nulle part dans les archives qu'il produit à l'appui.

Ces ouvrages que l'auteur voudrait voir interdits sont mis à la disposition d'hommes qui ont précisément développé leur libre arbitre et leur sens critique, et qui ne se résignent pas à absorber, sans preuve ni source, les contre-vérités d'un homme qui ne dispose pas lui-même de l'initiation complète. Publier, dans ces conditions, n'est pas une faute : c'est offrir aux lecteurs, profanes ou maçons, de quoi vérifier par eux-mêmes plutôt que de devoir croire sur parole une autorité qui, on l'a constaté, s'est instituée elle-même.

De quels statuts parle-t-on ?

Il faut aussi relever que l'auteur de cet article n'hésite pas lui-même à citer texto un article des Statuts et Règlements de l'Ordre des Grands Profès[19], document interne s'il en est, censé relever au premier chef de cette même discrétion qu'il voudrait imposer à tous les autres. On est loin de la rigueur qu'il prétend nous opposer. Et l'on ajoutera une question que l'article se garde bien de poser : de quels Statuts s'agit-il au juste ? Ceux du Collège de Lyon (seule source que l'auteur mentionne, un manuscrit de la Bibliothèque municipale de Lyon[20])facilement consultable par tout maçon ou même profane, ou ceux, éventuellement différents, du véritable Collège Métropolitain de la Ve Province ? L'article parle des « Statuts et Règlements de l'Ordre des Grands Profès » comme s'il n'en existait qu'une version, unique et universelle ; or rien, dans la pièce qu'il cite, n'établit que ce texte lyonnais ait jamais eu cours au sein du Collège de la Ve Province.

Une indignation mal placée

Une dernière observation clôt ce chapitre, et elle n'est pas la moindre : l'auteur de l'article est singulièrement mal placé pour s'indigner que l'on fasse seulement référence à la classe secrète. Car ce même auteur, dans l'ouvrage qu'il a lui-même consacré à l'histoire du Régime Écossais Rectifié, des origines à nos jours[21], n'a de cesse d'y faire référence tout au long du volume, n'hésitant pas à y reproduire, sur plusieurs pages, le registre du Collège Métropolitain[22]. On cherchera l'incohérence : reprocher aux autres de nommer ce que l'on publie soi-même, en détail et sur plusieurs pages, dans un livre mis dans le commerce. Le secret, décidément, n'est rigoureux que dans un seul sens : celui qui s'applique aux autres.

L'Évangile vient ici presque de lui-même : « Pourquoi voyez-vous une paille dans l'œil de votre frère, vous qui ne voyez pas une poutre dans votre œil ? [...] Hypocrite ! ôtez premièrement la poutre de votre œil, et alors vous verrez comment vous pourrez tirer la paille de l'œil de votre frère »[23].

On observera d'ailleurs que l'histoire religieuse offre peu d'exemples d'un secret disciplinaire authentique fonctionnant de cette manière. L'Église des premiers siècles pratiquait elle-même une gradation de l'enseignement, la disciplina arcani, réservant aux seuls baptisés la connaissance détaillée de certains rites et prières[24]. Mais cette discipline ne s'accompagnait jamais d'un déni de son existence, ni d'un usage contre des rivaux désignés : chacun savait qu'elle existait, sans que cela ne serve à disqualifier qui que ce soit du dehors. Un secret qui s'ignore lui-même comme instrument de polémique n'est peut-être, au fond, pas tout à fait un secret.

Forgeries, ou l'aveu du forgeron

L'article se referme sur une formule qui mérite qu'on s'y arrête : « Pour le dire brièvement mais clairement, afin de dissiper les chimériques brouillards répandus sur le sujet aujourd'hui par de puérils amateurs de « forgeries » en tous genres et espèces apocryphes invalides, en effet la transmission véritable a perduré à travers les siècles et existe »[25]. Le choix du mot n'est pas indifférent : « forgerie », qui désigne d'abord l'ouvrage du forgeron avant de désigner la fraude, renvoie, sans que l'auteur s'en doute, à une généalogie biblique précise.

La Genèse distingue deux lignées issues d'Adam. Celle d'Abel, pasteur de brebis, qui offrit à Dieu « des premiers-nés de son troupeau, et de ce qu'il avait de plus gras », et que le Seigneur regarda favorablement[26] : la lignée du véritable culte. Et celle de Caïn, laboureur devenu meurtrier, dont la descendance produisit Tubalcaïn, « qui eut l'art de travailler avec le marteau, et qui fut habile en toutes sortes d'ouvrages d'airain et de fer »[27] : la lignée du forgeron, celle qui façonne le métal et délaisse l'esprit.

En choisissant précisément ce mot pour disqualifier ceux qu'il tient pour contradicteurs, l'auteur emprunte, sans le savoir, le vocabulaire de la forge, celui de la lignée de Caïn : l'habileté du marteau substituée à la ferveur de l'offrande. Le qualificatif qu'il destine aux autres décrit assez bien sa propre démarche : une police de statuts et d'exclusions, où le geste technique de disqualifier tient lieu de culte.

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Conclusion : le silence ne se décrète pas à sens unique

On ne reprochera pas au DNRF-GDDG son attachement, au demeurant légitime, à la discipline du secret. On lui reprochera d'en faire un instrument à sens unique : une règle si absolue qu'elle disqualifie automatiquement tout rival visible, et si élastique qu'elle s'efface commodément dès qu'il s'agit de publier, sous son propre nom, à une heure du matin, un article destiné à circuler sans restriction. « Car vous serez jugés selon que vous aurez jugé les autres ; et on se servira envers vous de la même mesure dont vous vous serez servis envers eux »[28] : la mesure qu'on applique aux autres avec tant de sévérité finit, tôt ou tard, par se retourner contre soi. On reprochera enfin au DNRF-GDDG d'avoir cité Jean Baylot sans le lire jusqu'au bout, et Willermoz sans lire la lettre entière. Deux méthodes qui, mises bout à bout, produisent moins une démonstration doctrinale qu'un exercice de disqualification par l'étiquette.

Une dernière irrégularité mérite d'être relevée, qui ne doit rien au hasard : ce sont toujours ceux dont l'enseignement est le moins complet, ceux qui ne disposent pas du grade ultime du Régime Rectifié, la Couronne, qui exigent le plus haut degré de secret. Le silence, dans leur bouche, ne protège pas une doctrine transmise ; il dispense de prouver qu'elle l'a été. « Car il n'y a rien de secret qui ne doive être découvert, ni rien de caché qui ne doive être connu, et paraître publiquement »[29] : le secret invoqué comme échappatoire ne tient, lui non plus, qu'un temps.

La classe secrète mérite mieux qu'un usage aussi commode de son nom. Elle n'a besoin ni qu'on la brandisse contre des rivaux désignés en creux, ni qu'on la cite à moitié pour les besoins d'une polémique nocturne. Elle a pour seule autorité les textes qui la fondent, et ces textes, lus en entier, ne disent pas ce que le DNRF-GDDG leur fait dire. « Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne s'approche point de la lumière, de peur que ses œuvres ne soient condamnées ; mais celui qui fait ce que la vérité lui prescrit, s'approche de la lumière, afin que ses œuvres soient découvertes, parce qu'elles sont faites en Dieu »[30].

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Ve Province de Bourgogne

Collège Métropolitain des Grands Profès en France

 

NOTES ET SOURCES

[1] Article du DNRF-GDDG, « Mise au point à propos des principes de la « classe secrète » de la Profession », publié le 16 juillet 2026 à 01h55 (référence de publication exacte, URL, non disponible à ce jour ; à compléter dès qu'elle pourra être vérifiée).

[2] DNRF-GDDG, art. cit. : « [...] la « classe secrète » ne peut pas s'exprimer publiquement, se livrer à des divulgations d'informations [...] ou encore publier des ouvrages, mettre en ligne des articles, et encore moins apparaître ostensiblement [...] la classe secrète ayant pour règle absolue [...] d'être invisible, silencieuse et « non ostensible ». »

[3] DNRF-GDDG, art. cit., paragraphe d'ouverture, citant J. Baylot, Histoire du Rite Écossais en France au XXe siècle, Collection historique, Grande Chancellerie de l'Ordre, 1976, p. 65-68.

[4] J. Baylot, op. cit., chapitre « Dissidence ou Concurrence — La kyrielle des Prieurés rivaux », p. 65-68 : scission de René Wibaux (1937), rencontre avec Pierre de Ribaucourt, tentative de constitution d'un nouveau Grand Prieuré, échec devant les instances internationales.

[5] J. Baylot, op. cit., ibid. : offre en 1973, par le G.P.D.G., du poste de Grand Maître National au chef de la dissidence, refusée ; inventaire ultérieur des scissions (groupuscule lié au Grand Orient, groupuscule du Nord se réclamant de l'héritage Wibaux, organisme lié à la « Loge Nationale Française », scission née de l'exclusion d'un dignitaire).

[6] J. Baylot, op. cit., ibid., conclusion du chapitre : le G.P.D.G. se dit prêt à l'accord « sur les bases traditionnelles et universelles » de la régularité maçonnique internationale.

[7] J. Baylot, op. cit., ibid. : les groupuscules recensés n'ayant en commun que « la volonté de fréquenter les obédiences irrégulières ».

[8] Site officiel du DNRF-GDDG, page « Filiation historique du Directoire National Rectifié de France-Grand Directoire des Gaules (D.N.R.F.-G.D.D.G.) », https://www.directoirerectifiedefrance.org/communiques/ (consultée en juillet 2026) : « [...] a donc été constitué le 15 décembre 2012 à Lyon [...] » ; voir aussi La légitimité de la Ve Province de Bourgogne (II), note de fin 1, sur l'autoproclamation de cette structure comme « autorité centrale » du Régime Rectifié en France.

[9] Voir supra, note 3.

[10] DNRF-GDDG, art. cit., section relative au critère de disqualification par le non-respect du secret.

[11] DNRF-GDDG, art. cit., note [4] : « Lettre de Jean-Baptiste Willermoz sur la Grande Profession, coté 173, : Article Secret annexé à ma lettre du 1er septembre 1807, Archives internes 1803-1813 du dossier de la loge La Triple Union, à l'Orient de Marseille (BnF – FM2 292). »

[12] DNRF-GDDG, art. cit., citant l'Article Secret du 1er septembre 1807.

[13] Lettre de Jean-Baptiste Willermoz à Claude-François Achard, Vénérable Maître de la Triple Union, 1er septembre 1807 (même source que la note précédente : Archives internes 1803-1813 du dossier de la loge La Triple Union, à l'Orient de Marseille, BnF – FM2 292), passage relatif aux quatre catégories d'hommes concernés par l'initiation, non cité par le DNRF-GDDG.

[14] Ibid.

[15] DNRF-GDDG, art. cit., citant la lettre de Jean-Baptiste Willermoz à Frédéric Rodolphe Salzmann (Eq. ab Hedera), mai 1812.

[16] Voir supra, note 2.

[17] Voir supra, note 10.

[18] DNRF-GDDG, art. cit., citant l'Article 5 des Statuts et Règlements de l'Ordre des Grands Profès : « Ceux qui par une vanité si contraire aux principes auxquels ils se sont voués comme Profès, s'oublieraient jusqu'à se rendre coupable d'indiscrétion, seront retardés dans leur progrès, privés pour un temps des lumières ultérieures de leurs frères, et suivant les cas ils seront abandonnés à eux-mêmes, sans qu'il soit besoin de les en prévenir. »

[19] Voir supra, note 18.

[20] DNRF-GDDG, art. cit., note [3] (reprise en note [5]) : « Cf. Statuts et Règlements de l'Ordre des Grands Profès, MS 5475, pièce 1, Bibliothèque municipale de Lyon. » L'article ne précise pas si ce manuscrit lyonnais correspond aux statuts propres du Collège Métropolitain de la Ve Province, distincts de ceux du Collège de Lyon.

[21] Ouvrage de l'auteur du DNRF-GDDG consacré à l'histoire du Régime Écossais Rectifié, des origines à nos jours, faisant référence à la classe secrète tout au long du volume et reproduisant sur plusieurs pages le registre du Collège Métropolitain. À titre d'exemple, les pages 142 à 168 de cet ouvrage (soit vingt-six pages), consacrées au Régime Rectifié au XIXe siècle après la Révolution, mentionnent le terme « collège » à trente-cinq reprises. (référence bibliographique précise, titre, éditeur, année, pages, à compléter dès qu'elle pourra être vérifiée).

[22] Voir supra, note 21.

[23] Bible, trad. Louis-Isaac Lemaistre de Sacy (Bible de Sacy, 1667-1696), Évangile selon saint Matthieu 7, 3-5.

[24] Sur la disciplina arcani, voir notamment les catéchèses mystagogiques de saint Cyrille de Jérusalem (IVe siècle) et les Constitutions apostoliques ; la pratique disparaît progressivement à partir du Ve siècle avec la généralisation du baptême des enfants.

[25] DNRF-GDDG, art. cit., paragraphe de conclusion : « Pour le dire brièvement mais clairement, afin de dissiper les chimériques brouillards répandus sur le sujet aujourd'hui par de puérils amateurs de « forgeries » en tous genres et espèces apocryphes invalides, en effet la transmission véritable a perduré à travers les siècles et existe [...]. »

[26] Bible, trad. Louis-Isaac Lemaistre de Sacy (Bible de Sacy, 1667-1696), Genèse 4, 2 et 4.

[27] Bible, trad. Louis-Isaac Lemaistre de Sacy (Bible de Sacy, 1667-1696), Genèse 4, 22.

[28] Bible, trad. Louis-Isaac Lemaistre de Sacy (Bible de Sacy, 1667-1696), Évangile selon saint Matthieu 7, 2.

[29] Bible, trad. Louis-Isaac Lemaistre de Sacy (Bible de Sacy, 1667-1696), Évangile selon saint Luc 8, 17.

[30] Bible, trad. Louis-Isaac Lemaistre de Sacy (Bible de Sacy, 1667-1696), Évangile selon saint Jean 3, 20-21.

 

SOURCES

— DNRF-GDDG, « Mise au point à propos des principes de la « classe secrète » de la Profession », publié le 16 juillet 2026.

— J. Baylot, Histoire du Rite Écossais en France au XXe siècle, Collection historique, Grande Chancellerie de l'Ordre, 1976.

— Lettre de Jean-Baptiste Willermoz à Claude-François Achard, Vénérable Maître de la Triple Union, 1er septembre 1807, Archives internes 1803-1813 du dossier de la loge La Triple Union, à l'Orient de Marseille (BnF – FM2 292).

— Lettre de Jean-Baptiste Willermoz à Frédéric Rodolphe Salzmann, mai 1812.

— Site officiel du DNRF-GDDG, directoirerectifiedefrance.org (page « Filiation historique »), consulté en juillet 2026.

— La légitimité de la Ve Province de Bourgogne (II) : Genève, le réveil de 1935 et la restitution de 1960 à l'épreuve des sources, juillet 2026.

— Bible, trad. Louis-Isaac Lemaistre de Sacy (Bible de Sacy, ou Bible de Port-Royal), Nouveau Testament, 1667.

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